Il me semble que ce sont des fantômes, qu'ils ont été volés depuis longtemps par les lieux.
mercredi 31 décembre 2008
Aéroports
Il me semble que ce sont des fantômes, qu'ils ont été volés depuis longtemps par les lieux.
samedi 27 décembre 2008
Poésie sur le thème de la crise
Nos remords
Et l'époque
au suspens de ce monde
Aveuglé par la nuit
Les questions qui submergent l'hiver
que la pluie charrie et le vent plonge vers l'amertume
Les résolutions du silence.
"Il vaut mieux se taire ou ne rien dire encore"
Mais la question demeure:
Comment s'abstraire de ce jeu? Quand s'arrêtera la crise? Par quelle porte dérobée finiront l'hiver et le vent?
L'éclat des froides étoiles et cette lune blafarde ont semé leur poussière
Un parterre d'atomes. Une histoire insolite.
Aucun mot n'épuiserait le sujet, aucune élucubration géniale ou théorie sublime
Ne saurait
Ce monde est condamné
Les avenues à la ronde penchent comme abasourdies, illuminées par moments,
L'hystérie de ces mouvements de foules
Au devant la ville s'évapore dans un parfum d'ambre marine
Le temps d'un songe aux lumières de Décembre
Au-dessus le ciel gronde et montre
Sa gueule noire de monde et de cris inaudibles,
Le chant de la misère
De petits enfants perchés sur le seuil du temple
Les creux gargouillis de la boue, les cris de l'an Neuf
La prophétie d'un jour ou d'un alcool insolite qui épancherait l'oubli
Absurdités
Ce monde impossible est lointain
mardi 23 décembre 2008
Le monde du Meshugah
samedi 20 décembre 2008
Le monde du Meshugah
vendredi 19 décembre 2008
Le monde du Meshugah
mercredi 17 décembre 2008
A partir des tableaux de Marc Chagall
Les oiseaux de passage
Sur les flancs, l'écurie et l'étable au toit bas ;
Ici près, la maison ; là-bas, au fond, la grange
Sous son chapeau de chaume et sa jupe en plâtras.
Le bac, où les chevaux au retour viendront boire,
Dans sa berge de bois est immobile et dort.
Tout plaqué de soleil, le purin à l'eau noire
Luit le long du fumier gras et pailleté d'or.
Loin de l'endroit humide où gît la couche grasse,
Au milieu de la cour, où le crottin plus sec
Riche de grains d'avoine en poussière s'entasse,
La poule l'éparpille à coups d'ongle et de bec.
Plus haut, entre les deux brancards d'une charrette,
Un gros coq satisfait, gavé d'aise, assoupi,
Hérissé, l'œil mi-clos recouvert par la crête,
Ainsi qu'une couveuse en boule est accroupi.
Des canards hébétés voguent, l'oeil en extase.
On dirait des rêveurs, quand, soudain s'arrêtant,
Pour chercher leur pâture au plus vert de la vase
Ils crèvent d'un plongeon les moires de l'étang.
Sur le faîte du toit, dont les grises ardoises
Montrent dans le soleil leurs écailles d'argent,
Des pigeons violets aux reflets de turquoises
De roucoulements sourds gonflent leur col changeant.
Leur ventre bien lustré, dont la plume est plus sombre,
Fait tantôt de l'ébène et tantôt de l'émail,
Et leurs pattes, qui sont rouges parmi cette ombre,
Semblent sur du velours des branches de corail.
Au bout du clos, bien loin, on voit paître les oies,
Et vaguer les dindons noirs comme des huissiers.
Oh ! qui pourra chanter vos bonheurs et vos joies,
Rentiers, faiseurs de lards, philistins, épiciers ?
Oh ! vie heureuse des bourgeois ! Qu'avril bourgeonne
Ou que décembre gèle, ils sont fiers et contents.
Ce pigeon est aimé trois jours par sa pigeonne ;
Ca lui suffit, il sait que l'amour n'a qu'un temps.
Ce dindon a toujours béni sa destinée.
Et quand vient le moment de mourir il faut voir
Cette jeune oie en pleurs : " C'est là que je suis née ;
Je meurs près de ma mère et j'ai fait mon devoir. "
Elle a fait son devoir ! C'est à dire que oncque
Elle n'eut de souhait impossible, elle n'eut
Aucun rêve de lune, aucun désir de jonque
L'emportant sans rameurs sur un fleuve inconnu.
Elle ne sentit pas lui courir sous la plume
De ces grands souffles fous qu'on a dans le sommeil,
pour aller voir la nuit comment le ciel s'allume
Et mourir au matin sur le coeur du soleil.
Et tous sont ainsi faits ! Vivre la même vie
Toujours pour ces gens-là cela n'est point hideux
Ce canard n'a qu'un bec, et n'eut jamais envie
Ou de n'en plus avoir ou bien d'en avoir deux.
Aussi, comme leur vie est douce, bonne et grasse !
Qu'ils sont patriarcaux, béats, vermillonnés,
Cinq pour cent ! Quel bonheur de dormir dans sa crasse,
De ne pas voir plus loin que le bout de son nez !
N'avoir aucun besoin de baiser sur les lèvres,
Et, loin des songes vains, loin des soucis cuisants,
Posséder pour tout cœur un viscère sans fièvres,
Un coucou régulier et garanti dix ans !
Oh ! les gens bienheureux !... Tout à coup, dans l'espace,
Si haut qu'il semble aller lentement, un grand vol
En forme de triangle arrive, plane et passe.
Où vont-ils ? Qui sont-ils ? Comme ils sont loin du sol !
Les pigeons, le bec droit, poussent un cri de flûte
Qui brise les soupirs de leur col redressé,
Et sautent dans le vide avec une culbute.
Les dindons d'une voix tremblotante ont gloussé.
Les poules picorant ont relevé la tête.
Le coq, droit sur l'ergot, les deux ailes pendant,
Clignant de l'œil en l'air et secouant la crête,
Vers les hauts pèlerins pousse un appel strident.
Qu'est-ce que vous avez, bourgeois ? soyez donc calmes.
Pourquoi les appeler, sot ? Ils n'entendront pas.
Et d'ailleurs, eux qui vont vers le pays des palmes,
Crois-tu que ton fumier ait pour eux des appas ?
Regardez-les passer ! Eux, ce sont les sauvages.
Ils vont où leur désir le veut, par-dessus monts,
Et bois, et mers, et vents, et loin des esclavages.
L'air qu'ils boivent feraient éclater vos poumons.
Regardez-les ! Avant d'atteindre sa chimère,
Plus d'un, l'aile rompue et du sang plein les yeux,
Mourra. Ces pauvres gens ont aussi femme et mère,
Et savent les aimer aussi bien que vous, mieux.
Pour choyer cette femme et nourrir cette mère,
Ils pouvaient devenir volaille comme vous.
Mais ils sont avant tout les fils de la chimère,
Des assoiffés d'azur, des poètes, des fous.
Ils sont maigres, meurtris, las, harassés. Qu'importe !
Là-haut chante pour eux un mystère profond.
A l'haleine du vent inconnu qui les porte
Ils ont ouvert sans peur leurs deux ailes. Ils vont.
La bise contre leur poitrail siffle avec rage.
L'averse les inonde et pèse sur leur dos.
Eux, dévorent l'abîme et chevauchent l'orage.
Ils vont, loin de la terre, au dessus des badauds.
Ils vont, par l'étendue ample, rois de l'espace.
Là-bas, ils trouveront de l'amour, du nouveau.
Là-bas, un bon soleil chauffera leur carcasse
Et fera se gonfler leur cœur et leur cerveau.
Là-bas, c'est le pays de l'étrange et du rêve,
C'est l'horizon perdu par delà les sommets,
C'est le bleu paradis, c'est la lointaine grève
Où votre espoir banal n'abordera jamais.
Regardez-les, vieux coq, jeune oie édifiante !
Rien de vous ne pourra monter aussi haut qu'eux.
Et le peu qui viendra d'eux à vous, c'est leur fiente.
Les bourgeois sont troublés de voir passer les gueux.
Jean Richepin
Le monde du Meshugah
Notes prises lors d'une soutenance de thèse
mardi 16 décembre 2008
Le monde du Meshugah
samedi 13 décembre 2008
Le monde du Meshugah
vendredi 12 décembre 2008
Un hêtre
Descartes par Henri Lefebvre
La sorcière de Michelet
Le monde du Meshugah
mercredi 10 décembre 2008
Le monde du Meshugah
mardi 9 décembre 2008
Le monde de Meshugah
lundi 8 décembre 2008
La Tzigane
La Tzigane savait d'avance
Nos deux vies barrées par les nuits
Nous lui dîmes adieu et puis
De ce puits sortit l'Esperance
L'amour lourd comme un ours privé
Dansa debout quand nous voulûmes
Et l'oiseau bleu perdit ses plumes
Et les mendiants leurs Avé
On sait très bien que l'on se damne
Mais l'espoir d'aimer en chemin
Nous fait penser main dans la main
À ce qu'a prédit la tzigane
Apollinaire, G. 1913, Alcools
samedi 6 décembre 2008
Jailer (Asa)
Am in chains you’re in chains too I wear uniforms, you wear uniforms too Am a prisoner, you’re a prisoner too Mr Jailer
I have fears you have fear too I will die, you sef go die too Life is beautiful don’t you think so too Mr Jailer
Am talking to you jailer Stop calling me a prisoner Let he who is without sin- Be the first to cast the stone Mr Jailer
You suppress all my strategy You oppress every part of me What you don’t know, you’re a victim too Mr Jailer
You don’t care about my point of view If I die another will work for you So you threat me like a modern slave Mr Jailer
You don’t care about my point of view If I die another will work for you So you threat me like a modern slave Mr Jailer
If you walking in a market place Don’t throw stones Even if you do you just might hit One of your own Life is not about your policies All the time So you better rearrange your Philosophies and be good to your fellow man jailer
I hear my baby say I wan be president I wan chop money From my government What he don’t know Be say Mr Jailer