samedi 27 décembre 2008

Poésie sur le thème de la crise

Laissons nos craintes au dehors

Nos remords

Et l'époque
au suspens de ce monde

Aveuglé par la nuit

Les questions qui submergent l'hiver
que la pluie charrie et le vent plonge vers l'amertume

Les résolutions du silence.

"Il vaut mieux se taire ou ne rien dire encore"

Mais la question demeure:
Comment s'abstraire de ce jeu? Quand s'arrêtera la crise? Par quelle porte dérobée finiront l'hiver et le vent?

L'éclat des froides étoiles et cette lune blafarde ont semé leur poussière
Un parterre d'atomes. Une histoire insolite.

Aucun mot n'épuiserait le sujet, aucune élucubration géniale ou théorie sublime
Ne saurait

Ce monde est condamné

Les avenues à la ronde penchent comme abasourdies, illuminées par moments,

L'hystérie de ces mouvements de foules

Au devant la ville s'évapore dans un parfum d'ambre marine
Le temps d'un songe aux lumières de Décembre

Au-dessus le ciel gronde et montre
Sa gueule noire de monde et de cris inaudibles,

Le chant de la misère
De petits enfants perchés sur le seuil du temple
Les creux gargouillis de la boue, les cris de l'an Neuf
La prophétie d'un jour ou d'un alcool insolite qui épancherait l'oubli

Absurdités
Ce monde impossible est lointain

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