En entreprise, on ne fait plus l'appel comme à
l'école. Les absences et les horaires laxistes sont néanmoins remarqués
et négativement connotés. Quand ils ne sont pas pointés. A l'inverse, la
présence est d'autant louée qu'elle dépasse les normes exigées.
Etre à son poste à 20 heures est un signe d'abnégation, de forte
implication dans son travail. Peu importe que la productivité de
l'individu concerné n'ait pas été au top durant la journée. Qu'il soit
un habitué des pots de service ou de la machine à café.
En France, en tout cas. Ailleurs, en Amérique du Nord, par exemple,
la situation est tout autre. Un jeune ingénieur, fraîchement arrivé dans
une entreprise du Nouveau Monde après quelques années laborieuses dans l'Hexagone, s'est ainsi fait tancer pour ne pas avoir posé gomme, crayon et clavier peu après ce qui serait ici considéré comme l'heure du goûter. " Etes-vous malade ? Avez-vous des difficultés ?" fut demandé à l'employé qui se pensait consciencieux.
Et pour cause. Le présentéisme, loin d'être souhaitable, ferait des
ravages, a-t-on calculé outre-Atlantique. Qu'il soit le fait de
personnes qui viennent travailler alors qu'elles feraient mieux de rester chez elle pour se soigner.
Ou de salariés zélés qui demeurent au bureau plus que ce qui serait
strictement nécessaire, parce que, pensent-ils, leur carrière l'exige.
Productivité Dégradée
Or un salarié trop présent ne rapporte en moyenne rien à l'entreprise, selon des études menées par Ron Goetzel,
chercheur à l'université Cornell (Etats-Unis). Au contraire, il lui
coûte. Car il dégrade la productivité d'une équipe. Le salarié
abusivement présent finit par pécher par manque de concentration, piètre
communication, travail à refaire. " Les coûts liés au présentéisme représentent de 18 % à 60 % des coûts qu'un employeur doit supporter en raison des problèmes de santé de ses salariés", décrit M. Goetzel.
Alors, faut-il se réjouir que le taux d'absentéisme soit au plus bas
depuis cinq ans, selon le quatrième baromètre publié en septembre par Alma Consulting, spécialiste des études de coût ? " L'absentéisme est un indicateur du climat social et un sujet déterminant dans l'évaluation de la bonne santé d'une organisation", commente Vincent Taupin, président de cette société de conseil.
Pas forcément, montrent les études précédentes. Particulièrement en période de crise, quand il est tentant de forcer sa nature. Par crainte de perdre son emploi. Quitte à mettre sa santé et sa société en danger.
La police
a procédé mardi 2 octobre à l'évacuation en urgence d'une trentaine de
Roms installés dans le nord de Marseille sur un parking géré par la
ville, a annoncé la préfecture des Bouches-du-Rhône, après leur fuite
jeudi d'un précédent camp sous la pression d'habitants.
"La police nationale a procédé à l'évacuation du campement en
exécution d'un arrêté municipal d'expulsion motivé par la dangerosité du
site", a précisé la préfecture dans un communiqué. Elle indique que ces familles "ont décliné" l'aide au retour qui leur a été proposée par les services de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) et, refusé "une formule d'hébergement en hôtel pour quarante-huit heures" présentée "aux familles des 13 enfants présents sur le site". La mairie de Marseille avait déposé plainte dès leur installation dimanche "pour occupation illicite et dégradation de bien public".
Jeudi soir, ces Roms avait été chassés de leur
campement par la pression d'habitants hostiles de la cité des Créneaux,
dans le 15e arrondissement de Marseille. Après le départ des familles, les affaires qu'ils n'avaient pas emportées avaient été incendiées.
Une enquête
judiciaire a été ouverte pour déterminer les circonstances de ce
premier départ et du petit incendie qui a suivi. Deux personnes ont été
entendues en qualité de témoin samedi. Selon le parquet, elles ont
affirmé avoir tenté de faire enlever
les déchets dans la soirée de jeudi, après le départ des Roms. En
l'absence de réponse, ils ont mis le feu à des détritus qui se
trouvaient sur le campement, une version corroborée par le rapport de
police, qui n'avait pas constaté de violences physiques et n'avait
interpellé personne.
Ces enquêteurs, qui ne sont pas officiers de police judiciaire, sont
soupçonnés de «vols et extorsions en bande organisée, violences
aggravées, acquisition et transport de stupéfiants».
Quatre policiers de la BAC nord de Marseille
ont été interpellés puis placés en garde à vue mardi matin par la
police des polices (DGPN) pour une affaire présumée de corruption. Il
s'agit d'enquêteurs de l'équipe de jour de la BAC qui ne sont pas
officiers de police judiciaire. Leur garde à vue pourra durer jusqu'à 96
heures. La DGPN a notamment fouillé les vestiaires de ces enquêteurs
ainsi que leurs domiciles, a précisé le procureur de la République.
Divers documents ont été saisis à cette occasion. D'autres
interpellations sont prévues, a par ailleurs indiqué le magistrat. Selon
une source proche de l'enquête, sept policiers sont visés au total.
Selon
le porte-parole de la DGPN, Pascal Garibian, les interpellations se
sont déroulées dans le cadre d'une commission rogatoire pour «vols et
extorsions en bande organisée, violences aggravées, acquisition et
transport de stupéfiants». Les deux premiers chefs, de nature
criminelle, sont passibles respectivement de 15 et 20 ans de réclusion.
L'affaire a débuté en novembre 2011 quand la justice a eu vent, via le
préfet de police de l'époque, Alain Gardère, et la délégation régionale
de l'IGPN à Marseille, de «faits troublants» et de «renseignements assez
convergents» concernant des fonctionnaires de la BAC nord. Une
information judiciaire menée par deux juges d'instruction avait été
lancée le 22 février.
Les policiers sont soupçonnés d'avoir volé
des produits stupéfiants ou de l'argent prélevés sur des dealers qu'ils
avaient interpellés, ou de s'en être fait remettre par eux, et d'avoir
fait de même avec des vendeurs de cigarettes à la sauvette. «Un certain
nombre d'entre eux, apparemment, se payaient sur la bête ou prélevaient
leur dîme en espèces ou en nature à des fins sans doute personnelles, ou
peut-être pour accomplir leur travail d'infiltration du milieu
délinquant», a affirmé M. Dallest. Le magistrat a précisé que le dossier
dépassait le simple «fait individuel» mais qu'on était «dans une
pratique assez répandue au sein de ce service et depuis assez
longtemps», évoquant des «faits troublants, très suspects», qui se sont
déroulés dans Marseille intra-muros.
«Une instruction criminelle de vaste ampleur»
«Pour
l'instant, a ajouté le procureur, nous sommes dans une instruction
criminelle de vaste ampleur, qu'il faudra approfondir ultérieurement»,
soulignant que si des faits nouveaux étaient avérés - la corruption,
notamment, n'est pour l'instant pas visée par l'instruction -, «ils
feront l'objet d'un réquisitoire supplétif». Évoquant la motivation des
fonctionnaires interpellés, M. Dallest a lancé plusieurs hypothèses:
«L'appât du gain», «rendre service» ou «des raisons professionnelles
d'infiltration», soulignant qu'à ce stade de l'enquête la hiérarchie
n'était pas impliquée. «Il ne faut pas stigmatiser l'ensemble des
fonctionnaires d'un service mais déterminer s'il y a eu des brebis
galeuses au sein de ce service», a-t-il martelé, ajoutant que tout le
travail d'enquête serait de «dépasser les rumeurs, les accusations, le
qu'en-dira-t-on».
Cette affaire survient alors que les têtes
viennent de changer au sommet de la police marseillaise, avec l'arrivée
d'un nouveau directeur départemental de la Sécurité publique,
Pierre-Marie Bourniquel, d'un nouveau préfet de police des Bouches-du-Rhône, Jean-Paul Bonnetain,
et d'un nouveau directeur de la police judiciaire, Christian Sainte.
Pour David-Olivier Reverdy, représentant zonal adjoint du syndicat de
policiers Alliance, «il est urgent d'attendre maintenant le résultat de
l'enquête. S'il y a une tâche dans un service, on ne peut jeter
l'opprobre sur toute la police marseillaise comme on a souvent tendance à
le faire».
Début septembre, un comité interministériel sur la
criminalité à Marseille, présidé par le premier ministre Jean-Marc
Ayrault, avait réuni une quinzaine de ministres, notamment Manuel Valls (Intérieur), Christiane Taubira (Justice), dans la deuxième ville de France, théâtre de multiples règlements de comptes
souvent liés au trafic de drogue. Une opération «mains propres» avait
déjà eu lieu dans la police marseillaise à l'été 2010 sur fond de coup
de filet dans le milieu du grand banditisme.
Depuis 2008, l'Union européenne
(UE) fait face à une crise économique sans précédent. Contrairement à
ce que prétendent les économistes libéraux, cette crise n'est pas due à
la dette publique. Ainsi, l'Espagne et l'Irlande
subissent aujourd'hui les attaques des marchés financiers alors que ces
pays ont toujours respecté les critères de Maastricht. La montée des
déficits publics est une conséquence de la chute des recettes fiscales
due en partie aux cadeaux fiscaux faits aux plus aisés, de l'aide publique apportée aux banques commerciales et du recours aux marchés financiers pour détenir cette dette à des taux d'intérêt élevés.
La crise s'explique également par l'absence totale de régulation du crédit et des flux de capitaux aux dépens de l'emploi, des services
publics et des activités productives. Elle est entretenue par la Banque
centrale européenne (BCE) qui appuie sans conditions les banques
privées, et exige à présent une "stricte conditionnalité" d'austérité
des Etats lorsqu'il s'agit de jouer
le rôle de "prêteur en dernier ressort". En outre, cette crise est
aggravée par le dumping fiscal intra-européen et l'interdiction qui est
faite à la BCE de prêter directement aux Etats pour des dépenses d'avenir, au contraire des autres banques centrales dans le monde comme la Federal Reserve
américaine. Enfin, la crise est renforcée par l'extrême faiblesse du
budget européen et son plafonnement au taux ridiculement bas de 1,24 %
du PIB.
François Hollande, après s'être engagé pendant la campagne à
renégocier le traité européen, n'y a en fait apporté aucun changement,
et choisit aujourd'hui de poursuivre la politique
d'austérité entamée par ses prédécesseurs. C'est une erreur tragique.
L'ajout d'un pseudo-pacte de croissance, aux montants réels dérisoires,
s'accompagne de l'acceptation de la "règle d'or" budgétaire défendue par
Merkel et Sarkozy qui condamnera toute logique de dépenses publiques d'avenir et conduira à mettre en place un programme drastique de réduction de l'ensemble des administrations publiques.
En limitant plus que jamais la capacité des pays à relancer
leurs économies et en leur imposant l'équilibre des comptes publics, ce
traité est porteur d'une logique récessive qui aggravera mécaniquement
les déséquilibres actuels. Les pays qui souffrent de l'effondrement de
leur demande intérieure seront amenés à réduire plus fortement encore
leur demande publique. Alors que plusieurs Etats membres sont déjà en
récession, cela menacera davantage l'activité et l'emploi, donc les
recettes publiques, ce qui creusera in fine les déficits. Ainsi, l'OFCE
prévoit déjà 300 000 chômeurs de plus en France fin 2013 du seul fait de
l'austérité. A moyen et à long terme, cela hypothéquera la transition
sociale et écologique qui nécessite des investissements considérables.
Au nom d'une prétendue "solidarité européenne", le traité organise de
fait la garantie par les Etats des grands patrimoines financiers
privés. Il grave dans le marbre des mesures d'austérité automatiques,
imposées aux représentants des peuples, en contraignant leurs décisions
budgétaires, dictées par une instance non élue.
Le Mécanisme européen de stabilité (MES), institution antidémocratique par excellence, pourrait proposer
des prêts à des taux un peu moins élevés (5 % en moyenne). Mais ces
prêts seraient conditionnés à l'application d'une austérité drastique
imposée aux peuples ! La garantie publique des investisseurs privés ne
fait qu'encourager la spéculation, alors qu'il faudrait lui briser
les reins en sortant de leurs mains la dette publique. Le constat est
sans appel : l'austérité est à la fois injuste, inefficace et
antidémocratique.
Nous pouvons faire autrement. L'avenir
de l'Europe mérite un débat démocratique sur les solutions de sortie de
crise. Une expansion coordonnée de l'activité, de l'emploi et des
services publics serait aujourd'hui possible en Europe.
Pour que l'UE mette en oeuvre cette politique, il est urgent de
réformer et de démocratiser ses institutions. Un Fonds européen de
développement social et écologique, à gestion démocratique, pourrait accentuer cette dynamique. De plus, l'UE pourrait mettre en place un contrôle de la finance.
Les défis sociaux et écologiques sont immenses. Il est possible de
défaire le sombre bilan des politiques libérales d'une France qui
comprend 5 millions de chômeurs et 10 millions de pauvres. Pour s'en donner les moyens, il faut briser l'étau des marchés financiers et non leur donner des gages. C'est pourquoi nous refusons la ratification du traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance.
Il n'a pas l'intention de s'étendre. Jean-Marc Ayrault devait se limiter à une "déclaration sur les nouvelles perspectives européennes"
de moins d'une demi-heure, mardi 2 octobre à l'Assemblée nationale. Le
premier ministre, qui ouvre la discussion parlementaire sur la
ratification du traité européen de stabilité budgétaire – suivie, la
semaine suivante, de l'examen du projet de loi organique sur la
gouvernance des finances publiques –, se trouve en première ligne pour affronter ce débat politiquement sensible.
Sa déclaration donnera lieu à un débat – vingt-quatre orateurs sont
inscrits –, mais ne sera pas soumise au vote des députés, lequel aurait
permis aux récalcitrants de gauche de soutenir le gouvernement pour se prononcer, ensuite, contre la ratification du traité. "Si on multiplie les votes, on multiplie les risques de confusion, explique-t-on à Matignon. Un seul vote, c'est la meilleure façon de mettre les parlementaires devant leurs responsabilités."
La question a cependant fait débat au sein de la majorité – le ministre délégué aux affaires européennes, Bernard Cazeneuve,
plaidait pour un vote solennel qui engagerait la majorité –, jusqu'à
être tranchée au nom d'un argument imparable : si vote il y avait à
l'Assemblée, comment expliquer qu'il n'y en ait pas un, aussi, au Sénat ? Et, là, pas de majorité.
"LE TEXTE EST INCHANGÉ, MAIS IL EST COMPLÉTÉ"
L'exécutif entend cependant obtenir, avec la ratification du traité, un appui à la politique de "réorientation" européenne engagée par le chef de l'Etat. "Si nous condamnons l'Europe
à l'impuissance, si nous refusons toute avancée au motif de celles que
nous attendons encore, ce seront les forces du repli qui progresseront
le plus vite", devait plaider M. Ayrault.
Alors que François Hollande a l'intention de rester
discret sur le sujet, Matignon souligne que l'enjeu concerne autant le
chef de l'Etat, qui avait assuré pendant la campagne qu'il renégocierait
le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG),
mais n'a pas été en mesure de le faire formellement.
Ceux qui ont suivi le dossier européen le reconnaissent. "Sur le
traité, il y avait deux façons de procéder : soit la renégociation du
traité lui-même, soit un ajout au traité. C'est la voie du rééquilibrage
externe qui a été choisie, dictée par le vote par référendum des
Irlandais, approuvant la ratification, confie un conseiller. Objectivement,
ça fermait la porte à la renégociation. Il est clair que le texte est
inchangé par rapport au précédent, mais il est complété."
Le chef du gouvernement évoque désormais un traité "rééquilibré" par le pacte de croissance. "J'entends
encore : mais qu'est-ce qui a changé depuis le mois de juin, puisque le
texte du traité est identique ? Mais tout. C'est l'économie générale de
la réponse à la crise qui a été bouleversée", devait arguer M. Ayrault, invoquant les nouvelles dispositions avancées par la Banque centrale européenne (BCE) et son président, Mario Draghi.
Conformément à la campagne menée ces dernières semaines par
l'exécutif, notamment par M. Cazeneuve, auprès des parlementaires
socialistes, ce débat est présenté comme une étape : "Ce paquet européen solde-t-il toutes nos ambitions pour l'avenir ? Non. Mais cette étape est-elle nécessaire pour que s'enchaînent les suivantes ? La réponse est oui", devait exhorter le chef du gouvernement.
"Ce n'est pas un traité sec", insistent les émissaires de l'exécutif, qui se démènent pour limiter les déperditions de voix à gauche. "Nous sommes dans la vitrine. Une bonne partie de nos partenaires observe ce qui va se passer. C'est un critère, à leurs yeux, de la capacité du gouvernement à tenir ses engagements", observe l'un d'entre eux.
Même si l'argument avancé est celui de la crédibilité du pays devant
les instances et les pairs européens – et devant les marchés –, l'enjeu
se situe bien sur la scène nationale. L'Elysée comme Matignon souhaitent
s'éviter un remake des déchirements du traité constitutionnel européen
de 2005, que la brièveté des opérations ne devrait néanmoins pas autoriser cette fois-ci. L'exécutif redoute surtout de se voir placé en situation de faiblesse au Parlement cinq mois après son installation.
"UNE QUESTION DE COHÉRENCE"
La gauche sera-t-elle en mesure de faire adopter seule les deux textes, alors que la droite se fera un plaisir de voter pour un traité négocié par le précédent président de la République ? "Nous allons bien entendu voter un traité qui a été signé par Nicolas Sarkozy. C'est une question de cohérence", répètent à satiété et avec un malin plaisir les responsables de l'UMP.
Jusqu'au scrutin public, prévu mardi 9 octobre, les chefs de la majorité n'entendent pas relâcher leurs efforts. "Il faut qu'il soit adopté le plus largement possible", insiste-t-on à Matignon, soit par une majorité absolue des voix de gauche.
De quel côté pencheront les "silencieux", comme on les
appelle à Matignon, où l'on peinait encore, ces dernières heures, à
établir un pointage exact ? A l'Elysée, on estime qu'une vingtaine de
voix de députés proches de Benoît Hamon devraient faire défaut. Bruno Le Roux, le président du groupe PS de l'Assemblée, ne se hasarde à aucun pronostic : "Ça peut encore bouger", assure-t-il.
Le premier ministre devait, mardi matin, intervenir
devant le groupe socialiste. Exceptionnellement, son discours sera mis
en ligne dans la foulée. A l'issue de celui-ci, le groupe se prononcera
par un vote, qui arrêtera la position officielle. En mettant alors ceux
qui voudraient s'en démarquer devant leurs responsabilités. "Il n'y a pas de pressions, jure l'entourage de M. Ayrault. Il y a beaucoup de discussions mais il n'y a pas de pressions." Seulement de pressantes exhortations.
«La parole prophétique répond essentiellement à l’épiphanie du visage, double tout discours, non pas comme un discours sur des thèmes moraux, mais comme moment irréductible du discours suscité essentiellement par l’épiphanie du visage en tant qu’il atteste la présence du tiers, de l’humanité tout entière, dans les yeux qui me regardent. »
Emmanuel Levinas, Totalité et Infini, 1961
« […] tout rentre dans le silence qui seul parle, parle du fond du passé et est en même temps tout l’avenir de la parole. Car le Minuit présent, cette heure où manque absolument le présent, est aussi l’heure où le passé touche et atteint immédiatement, sans l’intermédiaire de rien d’actuel, l’extrémité de l’avenir. »