vendredi 5 septembre 2008
jeudi 4 septembre 2008
Catharsis Internetis
Voici un exemple, correspondant à l'actualité scolaire, rédigé ce 4 septembre par un enseignant:
"Aujourd'hui, au lycée, j'ai voulu entrer dans la salle des profs. "Désolé, cette salle est interdite aux élèves. Sortez", m'a dit un des professeurs. Je suis enseignante et c'est ma première rentrée. Cet homme était mon tuteur. VDM "
Notons que chaque message commence généralement par "aujourd'hui", c'est dire l'engouement avec lequel certains appréhendent leur existance de Merde en se précipitant sur le net pour raconter leurs exploits. On observe également que ce rituel se clot enfin par trois lettres fatalistes, qui scellent un accord passé avec les autres, l'entrée dans le club des solitaires d'un instant, et un destin presque enviable: VDM! Mais que penser de ceux qui n'ont pas cette chance et dont l'existence est si plate et terne que rien ne leur permet de sortir du lot et pis: de participer à cette grande communion cathartique. Même Pas Vie De Merde ? Vie de Con!
Le monde du Meshugah
Une journée proprement estival, unique éclat de ce mois d'août de l'an 2008 après J.-C.
Le départ d'un ferry ou d'un bateau de croisière du port de commerce de Brest comme charrié par la corne de brume.
Le cadavre d'un hérisson sur la chaussée de la route menant aux plages.
Les plates-formes des tracteurs pleines de bottes de foin.
Un orage épique scandé d'éclairs à foison accompagné d'une pluie diluvienne. Il se déplaçait lentement.
Cette même pluie qui noya le quartier de Kérinou.
Un appel du PEB, dans la journée.
Le sable de la plage de Portez s'en va déjà : une forme de migration vers les eaux chaudes?
Le vent et la pluie et un cerf-volant qui vrombissait.
jeudi 28 août 2008
Le monde du Meshugah
jeudi 21 août 2008
Le monde du Meshugah
vendredi 15 août 2008
mercredi 13 août 2008
Le monde du Meshugah
Vacances dans le vent : le Finistère
Adieu à la Bretagne.
Vacances dans le vent : le Finistère
Un mauvais jeu de piste.
Suivre l'air du temps? M'en dira-t-on...
Alors?
nb. Toujours se justifier, crotte!
Une bouée sédentaire.
Vagues, vent... Peut-être.
Statue vivante : une nouvelle esthétique?
Mon style s'y conformera maintenant, juré!
mercredi 6 août 2008
Le monde du Meshugah
le cri rauque, éraillé, des choucas dans le matin encore sombre, une mouette vagabonde au-dessus des champs et de proche en proche, se répondant, les tourterelles roucoulaient brièvement. Les éboueurs viennent de passer, de décharger les poubelles grises foncées au couvercle d'un jaune vif, de cette couleur qui orne les gilets routiers, dans la benne, tapageurs le temps de l'estocade; la pluie s'est mise à tomber, grésillante sur les feuilles, de plus en plus fort, puis a cessé et maintenant c'est le goutte à goutte, ainsi que le choc clair des cloches du clocher de Loc-maria Plouzané qui sonnent la demie de sept heures, du toit, le vent s'est envolé avec le grain et le ciel de sombre est passé à des teintes localement bleues à gris jaune sale mais, à l'Ouest, cela semble un peu se lever. Le ciel reste cependant chargé de nuages menaçants et les branches dodelinent ou acquiescent à des longs courants d'air. Lointain est ce week-end de marées pris ainsi qu'une bronchite dans le sauna littoral finistérien d'un brouillard audacieux et lourd et dense venu s'échouer et prendre saison sur les terres bordant la mer d'Iroise. Il pleut de nouveau, la journée s'annonce ponctuée d'averses sous un ciel gris et allègrement éventé, m'enfin de coutume cela se lève vers dix-neuf heures, alors...