mercredi 6 août 2008

Le monde du Meshugah




le cri rauque, éraillé, des choucas dans le matin encore sombre, une mouette vagabonde au-dessus des champs et de proche en proche, se répondant, les tourterelles roucoulaient brièvement. Les éboueurs viennent de passer, de décharger les poubelles grises foncées au couvercle d'un jaune vif, de cette couleur qui orne les gilets routiers, dans la benne, tapageurs le temps de l'estocade; la pluie s'est mise à tomber,
grésillante sur les feuilles, de plus en plus fort, puis a cessé et maintenant c'est le goutte à goutte, ainsi que le choc clair des cloches du clocher de Loc-maria Plouzané qui sonnent la demie de sept heures, du toit, le vent s'est envolé avec le grain et le ciel de sombre est passé à des teintes localement bleues à gris jaune sale mais, à l'Ouest, cela semble un peu se lever. Le ciel reste cependant chargé de nuages menaçants et les branches dodelinent ou acquiescent à des longs courants d'air. Lointain est ce week-end de marées pris ainsi qu'une bronchite dans le sauna littoral finistérien d'un brouillard audacieux et lourd et dense venu s'échouer et prendre saison sur les terres bordant la mer d'Iroise. Il pleut de nouveau, la journée s'annonce ponctuée d'averses sous un ciel gris et allègrement éventé, m'enfin de coutume cela se lève vers dix-neuf heures, alors...

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