lundi 14 juillet 2008
dimanche 13 juillet 2008
jeudi 10 juillet 2008
Le monde du Meshugah
c'est l'été, mettons. Le soleil perce timidement à travers les nuages. Le vent souffle. Dans la ville on s'affaire pour les festivités prochaines, en bas, sur le port. Ces jours-ci les journaux évoquent en pages intérieures, locales, les pages du Pays d'Iroise, les derniers malheurs sur l'eau lointaine et dangereuse qui, la nuit, vient s'éclater en un roulement de tonnerre, de canonnade contre les côtes, les falaises, les amers, les rivages et la nuit est comme habitée par cette force, des navires en perdition... juré craché. C'est l'été, mettons. Sur le cours d'Ajot, construit par des forçats, les cyclistes s'en vont à la suite des trois coups de pétard dont les panaches de fumée s'esquivent de la troupe en prenant la route du ciel, Carcassone; à la suite du monoxyde de carbone distribué gracieusement en pots ou cornets d'échappement par la caravane du Tour, comme en roue libre et tutti quanti.... C'est l'été, mettons. Les plages sont vertes : "ils ont des chapeaux ronds, vive les cochons", et le ciel s'est de nouveau couvert
On frappe
samedi 5 juillet 2008
Déterminer l'indéterminé
Horizon "TERRA"
Voici le lien direct: http://terra.rezo.net/article703.html
Marc BERNARDOT, 2008, Camps d’étrangers, Paris: Ed. Du Croquant.
jeudi 3 juillet 2008
Shalom Aleichem
Les "chroniques de Meshuggah" sont tenues par l'un de ses types. Le groupe s'appelle "Meshugga Beach Party" et se produit quelque part aux U.S.A.
Là où il pleut ?...
Le monde du Meshugah
les averses se succèdent et rapportent dans leur sillage heureux un coin de ciel bleu blanc de nuages nains qui ne peuvent s'amuser, si pressés, à conter fleurette à la colonie de mouettes, ayant établie ses quartiers sur les toits de la ville en vue, des hauteurs de son vol, de sa campagne de fouille archéologo-alimentaire sur les terres du Spernot, tels ces cyclistes qui, par bande et sous celles-là, défilent en s'entraînant, et inversement, sur les belles avenues, routes, rues, maintenant sécurisées et aux nids de poule comblés, accompagnés d'une voiture barrée sur sa longueur du nom de l'équipe_le sponsor_, tel Quick Step qui passait, à l'instant, avenue Foch, celle qui longe l'Hôpital Morvan, lieu d'un tournage de film en mai dans les anciens bâtiments des urgences dont quelques photographies sont publiées dans le magazine Pen Ar Bed de ce trimestre, si sa parution est trimestrielle, reçu en début de semaine, lundi ou mardi mais certainement pas hier, sur l'une d'entre elles, il y en a deux voire trois mais certainement pas plus car s'il existe bien une autre photographie d'un lieu de tournage, et c'est avéré par une consultation pluri-quotidienne, depuis son dépôt dans la boîte aux lettres et son arrivée évidente auprès des Ouest-France du lundi et mercredi de cette semaine sur le frigo contiguë au four à micro-ondes, chaque fois qu'une tasse d'eau est mise à bouillir dans le four à micro-ondes ou une casserole d'eau sur la petite plaque du four alors l'attente de quelques minutes est réservée aux mots fléchés, mots croisés parfois sudoku du quotidien mais aussi et plus étonnamment à sa lecture c'est à dire clairement l'ensemble des articles (de la politique au sport) clairement la lecture du journal se découpe par tranche de quelques minutes et sur plusieurs jours, de ce magazine, il s'agit d'un deuxième film, n'ayant aucun lien avec le précédent si ce n'est que l'histoire se déroule dans la même ville, la salle du Vauban, contant l'histoire d'un jazz man, le ciel en pianotant sur le clavier persiste dans son goût du bleu, quoique barré de lourds nuages blancs et gris-blancs, si grands déjà, mais, soufflant sans délicatesse, les feuilles de plastique qui protégeaient les multiples vitres de la faculté des lettres et sciences sociales Victor Segalen du ravalement de ses murs battent au vent, prêtent à s'envoler, selon les classiques et poétiques et romantiques comparaisons ou images, telles les voiles d'un navire fantôme à l'abandon ou en prise avec la fureur de la tempête, et la descente de l'échafaudage, sur ce chantier, dans les cris des jeunes ouvriers, dont l'un portait avant hier un tee-shirt blanc customisé ou personnalisé à peu de frais au feutre noir et dans le dos du numéro 9 et au-dessus son nom ou son diminutif Mick ou Nick, tout aussi sûrement, retentit du claquement des poutres ou tubes qui s'entrechoquent et du chuintement de la machine élévatrice, du planant vol rapide d'une mouette, sur les bancs gris métalliques du parvis gris on en grille une, un bus passe sur l'avenue Foch, peut-être un 23, difficile à dire tant les rideaux sont tirés et le dos tourné à celle-ci, et au bruit quelle guigne, tiens! Claude fait son entrée en chantonnant, tiens! sur le sol carrelé de la salle à manger, près de la chaise rouge de laquelle le lecteur s'en est allé toujours d'un vigoureux rire, une déferlante, de vieux papiers sont déposés, après leur lecture et en attente de leur rangement, des fournitures, des comptes, des procès-verbaux d'achats, de travaux entrepris et consignés d'une écriture datée sur du papier jauni et se détachant de ce petit tas de menus documents, un titre saute aux yeux, comme cette mouette aperçue tantôt dans son vol rapide, le Certificat de Bonne Conduite fait sourire et sonne son temps d'avant mai 1968, du pouce et de l'index son extraction se fait, de l'armée de terre française signée par un lieutenant de ce régiment au sein duquel il officiait, durant son service militaire, lui qui naquit en 1899, datée de 1922, année où il en fut libéré, en tant qu'infirmier, à Casablanca, Maroc;


