Le président de la commission entreprenariat du Medef, secrétaire national UMP et serial entrepreneur, Charles Beigbeder, s'est bien gardé de communiquer sur la liquidation, le 2 août, de sa société de réservation de loisirs sur Internet et de distribution de coffrets cadeaux : Happytime. On a pourtant connu Charles Beigbeder plus bavard.
Bye bye Happytime. Cette semaine, en page 23 de son numéro 800, Marianne
se penche sur la dernière mésaventure, passée largement inaperçue, du
flamboyant Charles Beigbeder, sérial entrepreneur, président de la
commission entreprenariat du Medef et secrétaire national UMP de la
pédagogie de la réforme. Il s'agit de la liquidation le 2 août, en
catimini, de sa société de réservation de loisirs sur Internet et de
distribution de coffrets cadeaux Happytime. Seize jours seulement après
sa déclaration de cessation de paiements !
«Les salariés sont en vacances»
Or dans l’Hexagone, la disparition d’Happytime pénalise
déjà nombre de ses 70 000 clients qui n’ont pas pu réserver la
prestation qu’ils avaient achetée ou offert à un tiers. Mais aussi ses 2
500 partenaires, maison d’hôtes, organisateurs de vols ULM qui doivent
annuler leurs réservations. «Ca va nous faire un sacré manque à gagner ! s’indigne ainsi Pascal Chollet qui loue en Corrèze une chambre d’hôte et organise avec son époux des repas gastronomiques. Si
M. Beigbeder voulait retirer ses billes, c’est son droit. Mais il
aurait du nous céder ses parts afin que le réseau continue. Chez le
liquidateur, on va passer après tout le monde. Dans les affaires comme
en politique, il faut sortir la tête haute ! Y en a marre de ceux qui
font payer ceux qui travaillent.»
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