en une longue et luisante coulée vertigineuse ramassant dans sa fringale des masses de feuilles de terre de sable de cailloux de papiers gras de branches qui, agglutinés, se liant et s'entassant, formaient dômes et bosses, larges et profondes mares qui, au passage impulsif du bus numéro 28, celui de 20 heures 12, faisant le crochet par le Technopôle, dont le chauffeur, féru d'histoire, de romans historiques, particulièrement de la période médiévale, et des docu-fictions de la chaîne Arte, s'étonna de cette demande, non sans malice, en la reformulant adroitement en ce que pouvait bien lire un chauffeur de bus, s'éventerait en un éventail tsunamique sur le trottoir, le ciel s'est pourtant délesté de ses flots prospères dans la nuit et, au coin du jour, à l'heure où les lampadaires s'allument et le Ouest-France glissé dans la boîte aux lettres, c'est à dire à 6 heures 43 précisément, la lune blonde apparaissait entre les nuages fileurs et, à sa verticale, le ciel sombre divaguait dans une belle et tendre et vaporeuse et féérique lumière or, la journée manoeuvra sous un rutilant ciel bleu, quelques banderilles éparpillées cavalcadaient sur sa peau, une sirène retentissait alors
mercredi 12 novembre 2008
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1 commentaire:
Je tombe l'autre jour sur une émission, la voix de Julien Gracq se fait entendre. Il parle du style de Chateaubriand, du vieux Chateaubriand, de ses phrases qui illustrent une transformation au niveau de l'écriture et dans la vie de l'écrivain. En substance Chateaubriand s'en fout! Il ne s'attarde plus, il est seul, vieux, il va mourir... Son écriture n'en est que plus puissante, au-dessus des conventions. Il cesse d'être chiant, l'homme de René et d'Attala, la mémoire de son époque. Il est lui-même, enfin.
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