lundi 10 novembre 2008

Le monde du Meshugah

la pluie, portée par ce vent d'Ouest qui fait des siennes depuis quelques jours, torpille les fenêtres, arrose goulûment les pelouses, fait déborder les caniveaux, transforme en humus les collines de feuilles amassées contre les talus, pianote et tambourine copieusement sur les toits, les arbres chancellent, les feuilles paraissent tels les confettis d'un lendemain de fête nationale s'envolent, trottinent, piaffent et s'esclaffent étrangement, des ruisseaux dévalent les pentes, les essuies-glaces battent sans ménagement à tout va et les piétons ne s'attardent pas, un volume de 9 000 000 de morts et 8 000 000 d'invalides, la salle est silencieuse, la circulation automobile essoufflée assagie cotonneuse, http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_14-18, lointaine, pareille à une berceuse, assoupissante, cause oubliée de tant de symptômes actuels (suicide, alcoolisme), le journal d'aujourd'hui célébrait le départ du Vendée Globe des Sables d'Olonne la foule y était enthousiaste et frémissait telle la houle aux futurs exploits des skippers s'en allant défier les Océans, les tempêtes et les icebergs et les objets flottants non identifiés et les chalutiers, trois d'entre-eux étaient d'emblée de retour au port pour des avaries diverses, Barak Obama déjeunait à la Maison Blanche, le F.C. Barcelone étincelait et la Juventus de Turin recollait au peloton de tête, Brest aussi, pour le moment dans l'enfer atmosphérique d'une dépression océanique

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