si Maria Renati expose ses gravures du 10 au 28 février, "la francophonie existe", la première lettre O est un maelström de vert, jaune, violet et rouge, sur les portes menant au parking souterrain à la peinture ou à la bombe noire, ceci : "génocid culturel", des coulées noires, cette affichette un peu partout sur les murs et les portes : "70% des français approuvent la grève nationale, et toi que fais-tu jeudi? SUD", des boules de papier spongieux mâché collé tourneboulé fixées sur le macadam, les caniveaux, le brouillard s'accrochait aux falaises, lumière étrange et blanche sur l'océan comme l'éclat du soleil sur une lame sans être aveuglante, un monde lointain et lumineux et icelui brumeux gris sous la bruine,
mercredi 28 janvier 2009
mardi 27 janvier 2009
Le monde du Meshugah
une courte discussion s'engagea, alors que la brume depuis le matin celait les hauteurs et les profondeurs de champ, par exemple du pont de l'Harteloire le port militaire, ou ce qu'il en reste, du moins la Penfeld, et que le crachin tapissait, avec un encapuchonné dépressif que ni le vent ni la pluie ni le froid ne gênaient :
"Vous êtes pas breton!?
-Pourquoi, parce que j'ai un parapluie?"
Au nom de Goya

Le Colosse Francisco Goya 1808-1812, Madrid.
Selon un comité d'experts Goya n'est pas le père du "Colosse". Ce serait l'oeuvre de son disciple Asensio Julia. Depuis son entrée au Prado en 1931 ce dernier avait toujours été considéré comme un chef-d’œuvre du peintre espagnol et une peinture emblématique de l’histoire d’Espagne. Celle-ci mettant en scène Napoléon, Ferdinand VII, Godoy ou peut être la guerre elle-même puisque le géant entraîne la fuite et la misère du peuple espagnol. A ce titre il devint un symbole de la guerre d’indépendance. Il faut dire que le débat portant sur la "paternité" de ce tableau date de quelques années puisqu'en 1993 le tableau du colosse avait déjà été mis à l'écart d'une exposition « Goya y los años de guerra » consacrée au maître. Signature mise à part, le rejet de cette œuvre du catalogue de Goya se fonde essentiellement sur des questions stylistiques et sur "des maladresses de facture". Le Colosse montre apparemment de nombreux changements dans le cours de l’exécution, tant dans la composition que dans le traitement des différents éléments. L'élève n'aura pas dépassé le maître. D'après les experts, on note que les bras et ses cuisses du Colosse sont "maigrichons, mal proportionnés par rapport à l’énorme dos, traité de manière assez lâche, où l’on ne retrouve rien de la superbe musculature inspirée du Torse du Belvédère qui caractérise le Géant assis". Le paysage n'est pas en reste: "montagneux, sans caractère particulier, uniformément sombre est bien éloigné des montagnes vigoureuses, baignées de lumière froide, des cartons de tapisserie, des horizons des portraits ou même de la coupole de San Antonio de la Florida". On reconnait là l'élève! Goya a démontré tant de talents, de finesse, d'habiletés, de subtilité dans le choix et l'harmonie de ses couleurs et (de ses pinceaux?) que cette basse oeuvre grossière ne peut lui être finalement attribuée. Le tableau, au nombre de ces critiques, de ces traits identifiables semble ainsi "déclassé". C'est un fait qui illustre assez bien la légéreté et la frivolité des critiques d'art devant l'Oeuvre et le Nom qui l'accompagne.
lundi 26 janvier 2009
Le système de santé français selon N. Sarkozy et J. Bachelot
Les délicieux détournements de Polémix:
la Psychiatrie selon Nicolas Sarkozy :
http://www.ppandm.com/polemixetlavoixoff/
L'Hôpital selon Roselyne Bachelot:
http://www.liberation.fr/politiques/0601573-le-sarkopsy-de-roselyne-bachelot?xtor=EPR-450206
la Psychiatrie selon Nicolas Sarkozy :
http://www.ppandm.com/polemixetlavoixoff/
L'Hôpital selon Roselyne Bachelot:
http://www.liberation.fr/politiques/0601573-le-sarkopsy-de-roselyne-bachelot?xtor=EPR-450206
Digressions à partir d'une émisson consacrée à Paul-Jean Toulet
Au cours d'une émission radiophonique diffusé le samedi matin, l'un disait en substance: "Toulet était antisémite, sans doute favorable à la colonisation... C'était un homme de son époque." Cet élément balayé, rappelle inévitablement celui de l'abbé Céline... Que penser en effet de ce poète ami de Debussy ou je-ne-sais-qui ? "Mais quelle poésie!" s'extasièrent plus tard les deux commentateurs. L'auteur des Contrerimes avait peut-être l'âme d'un musicien, il n'aimait pas le bruit, rêvait d'une nuit calme, faite pour se reposer des hommes, de lui-même. Mauvais lecteurs? Peut-être. Quoi qu'il en soit, nos philosophes de la matinée, misanthropes et redresseurs de tort, prirent à leur compte ce constat et saluèrent en riant l'un des leurs. Toulet avait eu ces belles phrases que l'on imagine volontiers dans un film de Desplechin et qui conviendraient dans un dîner, pour exprimer le mal-être de cette (fausse) complexité bourgeoise [à être et à demeurer face à l'art(iste)].
dimanche 25 janvier 2009
vendredi 23 janvier 2009
Le monde du Meshugah
"on ne peut pas changer le monde avec une lessive mais on peut y contribuer" : Le Chat éco efficacité,
dimanche 18 janvier 2009
Mercato
Fidèles à cette habitude désormais coutumière, il semblerait que les clubs de Ligue 1 ont à nouveau décidé de parier sur de nouveaux joueurs parfaitement inconnus ou oubliés. L'OM figure en bonne place durant ce mercato d'hiver avec la signature de ces récents transferts: Brandao et Wiltord. Il est d'ailleurs difficile de saisir les motivations et les intentions du club lorsque l'on sait que Brandao est un joueur brésilien de 27 ans qui évolue dans le championnat ukrainien en parfait inconnu et que Wiltord sévit sur le banc rennais, comme il le fit déjà à l'OL ou à Arsenal par le passé. On imagine alors l'inquiétude des supporters olympiens qui ne peuvent même pas se référer aux dernières prestations de ceux-ci et s'appuyer sur leurs brillantes statistiques pour évaluer la qualité de cet engagement. On se doute que le choix des dirigeants fut déterminé par des questions économiques... Mais peut-être ont-ils répondu à l'urgence de renforcer l'expérience de l'équipe ? L'effectif marseillais se bonifierait-il avec l'âge ? C'est une question qui a le mérite d'être posée et qui traduit manifestement une forme de sagesse, un éclat de génie digne des plus grands stratèges grecs, notamment si l'on envisage un éventuel échec, une chute soudaine vers le milieu de tableau. L'âge de ses cadres constituerait alors une arme psychologique... Le club de la cité phocéenne affiche ainsi son humble modestie et renoue avec une philosophie proche de ses origines. Vive Delphes! Allez l'OM !
Inscription à :
Articles (Atom)