vendredi 24 octobre 2008

Le monde du Meshugah


ainsi qu'une lente et délicate spirale au-dessus des flots, la ronde hélicoïdale des mouettes hypnotisées, à l'horizon, précédé d'un falot coursier gris un étron d'estoc noir lentement grignotait, bientôt happé par le lièvre Ouessant Brest à crête sur ses machines ronflantes tel un biniou ou un antique vapeur à aubes roulant en souquant ferme sur le Mississippi, les pois et falaises de Camarets énucléés par cette barre noire, l'espace encore vierge de pleurs et embrassades : les quais de leurs retrouvailles! la longue durée de la mission au sein des lieues sombres et glaciales et silencieuses s'achevait, un chalutier au fond (qui sait?), mouches, papillons, moucherons, libellules, moustiques disparaissaient dans le bec soudain refermé, clap de fin pour leur très court-métrage, les insectes indolents au gré des courants, une guêpe curieuse, longue et immobile pose d'un photographe tournant les fesses à la mer pour culbuter contre un rocher et crépiter des flashs d'insultes, des gerbes blanches sur les trottoirs et les routes, les caniveaux gîtent, il pleut à verse, tantôt un arc-en-ciel apparaissait sans que l'autobus ne parvienne à le franchir

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